J - 38 : N'oublions pas même si nous ne sommes pas le 1er Décembre
Ce n'est pas parce que ce n'est pas le premier décembre qu'il faut arrêter de se mobiliser contre la prolifération du S.I.D.A. en France. Alors, comme je fais un retour en arrière et que je retombe sur ce montage, j'en profite pour le remettre à la une et sensibiliser par la même occasion tous mes confrères blogueurs.
Que tous ceux qui ont fait ce montage en temps voulu, le republie aujourd'hui pour montrer que la lutte ce n'est pas seulement un jour par an, mais bien toute l'année.

J - 39 : Mon jugement n'a toujours pas changé à son propos. Il s'est même confirmé avec le temps.
Mais de qui pouvais-je bien parler à l'époque ?
J - 40 : M'en rapelais plus
que si récemment je découvrais...
Comme quoi j'ai réussi à passer outre et ne plus y penser.
J - 41 : Welcome to Hennes & Mauritz
Ils sont venus me chercher alors que quelques années auparavant ils avaient rejeté ma candidature spontanée. Comme quoi, parfois certains signes auraient du me faire réfléchir à deux fois.
Tout commencera parfaitement même si j'étais très dérouté par leur gestion de stock et de marchandise à savoir : aucune gestion...
Puis la suite, bah elle sera retracé plus tard.
Première Bougie
Hier, 20 juillet, ma petite entreprise soufflait sa première bougie.
2iAD - Dépannage, Assistance et formation Informatique à Domicile était créée auprès du Greffe du Tribunal de Commerce de Paris. J'espère que j'en soufflerais encore pendant des années.
J - 42 : Adieu Celio et merci
Ils m'ont beaucoup donné, tant appris : Je leur dois où j'en suis arrivé. Parti de rien, arrivé si haut.
J'ai tourné cette page de 6 ans très rapidement. Trop rapidement ? Peu m'importe.
Je me revois encore entrer au 65, rue de Rivoli pour acheter une chemise et découvrir en caisse qu'on recherchait des vendeurs pour l'été. Trois jours plus tard je revenais pour travailler comme vendeur.
Trois mois plus tard je signais un CDI et je devenais pour la même occasion vendeur du rayon costumes dans ma "backroom" comme je l'appelais. Et oui, ce rayon se trouvait en sous-sol, isolé du reste du magasin, avec plein de recoins.
C'était ma période blond platine, un peu maniéré. Je me faisais draguer ouvertement en magasin. Je retrouvais des mots avec des numéros de téléphone en caisse, on m'a même appelé au magasin pour me parler et m'inviter.
Sinon on m'a même confondu avec un mannequin de présentation du magasin. Un matin où il y avait peu de monde, je suis remonté de mon sous-sol pour attendre que quelqu'un descende. Je me suis placé juste à côté de l'escalier, bien droit, les mains dans le dos. J'avais un pantalon de costume noir, un pull blanc et je fixais l'entrée du magasin à 40 m devant moi. Puis un client à côté de moi m'a posé une question et je me suis déplacé. Là, une cliente a accouru vers moi pour me dire que je lui avais fait la peur de sa vie. Elle croyait que j'étais partie intégrante du décors et quand elle m'a vu bouger elle n'en revenait pas.
Bon, j'avoue, j'étais blond platine, coiffé comme dans Dragon Ball, bronzé comme un arabe et pour en rajouter, je devais être légèrement "poudré". Et oui... à l'époque j'en faisais beaucoup...
Par la suite, j'ai évolué. Six mois après mon entrée chez Celio, je devenais assistant. J'étais alors responsable des caisses et de la formation des nouveaux arrivants. Mon goût prononcé pour l'informatique a fait que je testais toutes les futures versions des logiciels d'encaissement.
Le directeur du magasin, qui m'avais embauché fut promu Directeur Régional, sa remplaçante, Rebecca, marquera d'un fer rouge notre rencontre. Nous serons inséparables. Elle me fera évoluer directeur adjoint et je quitterai alors Rivoli pour aller dans le forum des Halles, à peine un an et demi après mon entrée chez Celio.
Pendant encore un an et demi je garderai ce poste, puis je serai promu Directeur de Magasin par mon ancien directeur qui m'avait embauché. Cela s'appelle l'ironie du sort. Je ferai plusieurs magasin : Les innocents puis Saint Michel où je resterai jusqu'à la fin.
Sur ce dernier point de vente, qui devait fermer avant mon arrivée dû à son résultat en baisse, je redressai la situation au point qu'il sera choisi pour être le premier magasin de Paris à être rénové.
Je vivrais ainsi l'immense satisfaction du travail accompli, et ce malgré les dires de certains autres directeurs. Une fois mon magasin réouvert, je quittais Celio le 29 Juillet 2006.
Ces 6 années de bonheur entaché de quelques accidents de parcours auront été pour moi une chance. J'étais parti de rien pour arriver à gravir si rapidement les échelons.
Certes, j'ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes au bon moment. Mais je suis fier.
Qui m'aime me fuit
Que j'aie de la peine
Que je me traîne
Et ceux qui m'aiment
Me plaignent
Que je tombe en ruine
Que je m'abîme
Et ceux qui m'aiment
Me tiennent
Que je me démène
A rompre la chaîne
Et ceux qui m'aiment
Quand même
Que ça m'arrive
Comme ça leur arrive
Et ceux qui m'aiment
Me suivent
Que je m'expose
A vivre autre chose
Et ceux qui m'aiment
Sourient
Que j'aie de l'avance
Un peu de chance
Et ceux qui m'aiment
M'envient
Que j'aie de l'argent
De temps en temps
Et ceux qui m'aiment
Se méfient
Que je les aime
Que je reste la même
Et ceux qui m'aiment
M'oublient
Que j'aie tout fait
Pour gagner leur amour
Et ceux qui m'aiment
Me fuient
Qui m'aime me fuit.
J - 43 : La destinée
Je suis quelqu'un qui estime qu'il ne se passe jamais quoique ce soit sans un rapport avec notre destinée. Certes, paradoxalement, j'estime une nouvelle fois être maître de mon avenir et de mes choix.
Cette ambiguïté m'amuse, et me rassure. Cependant, un événement se produit toujours au bon moment et une cascade s'enchaine pour arriver finalement à un résultat final souhaité et voulu.
Quand chez Celio, il fut temps de tourner la page, on me proposait en même temps trois autres postes par le biais de cabinets de recrutement. Pour confirmer ce que je disais en début de billet, d'un côté je ne suis pas maitre de ce qu'il se passe car les trois propositions sont arrivées spontanément. Par contre, j'ai donné suite alors que j'aurais pu rester tranquillement chez Celio.
Aujourd'hui, je pourrais reproduire le même schéma avec mon entreprise. Par le biais de Assedic, j'aurais pu avoir un revenu, bien que modeste, jusqu'au 31 décembre 2008. Cependant, à partir du 1er janvier 2009, il aurait fallu que, soit ma boite fonctionne très bien pour pouvoir en vivre, soit arrêter et trouver un nouveau poste. L'alternative eut été que je trouve un travail à mi-temps pour m'assurer des revenus. Mais il aurait été difficile de pouvoir cumuler mi-temps et salaire intéressant. Sauf que l'un de mes clients a été très satisfait de mon travail et m'a embauché actuellement en intérim et souhaite me passer en CDI, avec un très bon salaire et une flexibilité sur les horaires, me permettant ainsi de poursuivre sur la voie de chef d'entreprise. En place depuis plus d'un mois, le résultat est là : fini les Assedic et donc l'assistanat, et je continue ma boite. Ceci prouve encore ce que je disais plus haut : une destinée mais toujours le choix.
Je rajouterai par rapport à cela, que je me considère comme quelqu'un qui a de la chance. J'ai toujours rencontré les bonnes personnes au bon moment, toujours eu des propositions au bon moment.
Je suis né sous une bonne étoile. Je le sais, j'y crois.
Pourtant, vous pourriez me dire : "Mais H&M n'est pas une bonne chose. Tu t'es fait lourder, etc...". Et bien justement. Si je n'avais pas mis les pieds là-bas, je n'aurais probablement pas été lourdé et donc je n'aurais probablement jamais créé ma propre boite.
Tout est question de point de vu. Beaucoup de personnes se laissent abattre par des événements qui se produisent au tour d'eux ou, à priori, contre eux. Ces événements doivent être une force dans n'importe quelle circonstance et non un handicap.
Je l'ai toujours dit : je suis quelqu'un d'optimiste. Ceci est ma force. Je ne baisse jamais les bras. Certes j'ai des faiblesses et des coups de blues de temps en temps. Je ne suis pas surhumain. Mais le principal est de toujours y croire.
Et moi j'y crois.
Mon passé est ma force, mon passé est mon expérience, mon passé est mon école.
Mon futur est tracé selon mes choix, selon mes envies. En aucun cas mon futur ne sera subit.
Notre vie est une chance, ne la gâchons pas.
Un jeans pour se balader la braguette ouverte et déboutonnée.

Le slogan : "You can't wait to get your hands on" qui pourrait se traduire : "Tu ne peux pas attendre d'avoir tes mains dessus" annonce la couleur. La photo confirme...
Comme ils le disent eux même : c'est la fin de la ceinture. L'objectif : avoir le pantalon ouvert et le sous-vêtement bien à la vue, histoire de mettre en appétit les yeux des passants.
L'effet doit être garantit.
Un blogueur a testé lors d'une gay pride...
J - 44 : Tel le Phoenix
Et puis fin avril 2006, je décidais de republier les archives du blog. Et oui, durant l'été 2005, j'avais tout enlevé après avoir sauvegardé.
Suite à cette publication, je recevais des messages de votre part. Je fus assez surpris. Alors je publiais ce post. Et j'obtenais 4 commentaires sur le blog.
Il ne m'en fallait pas plus pour me remotiver.
En un an, j'avais muri, je voyais différemment les choses avec encore plus de recul. J'ai toujours tout relativisé mais cette année fut un cap. Je pense sincèrement que l'écriture des billets fut différente à la reprise, pour être ce qu'ils sont aujourd'hui.
Ils sont bien loin de la qualité d'écriture de Beur-boy, Thanos ou Incipio.

